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Recyclage de l'eau
Au lieu de "recyclage" on parle habituellement
d"épuration". La raison est que l'on ne voudrait pas utiliser
directement des eaux usées qui seraient recyclées: « Le facteur Beurk »,
vous connaissez ? Imaginez un instant que l’on vous annonce que l’eau que
vous venez de boire au robinet est issue du recyclage de vos propres eaux usées…
Cependant, dans les pays où elle est rare, elle est trop précieuse pour n’être
utilisée qu’une seule fois... Comme disait si bien Antoine de St-Exupéry : «
Eau, tu n’es pas nécessaire à la vie, tu ES la vie ! »
Le
recyclage de l'eau comprend une première phase de décantation destinée à
obtenir un dépot des particules solides en suspension, après y avoir
éventuellement ajouter des produits pour obtenir la précipitation de certains
composants mélangés à l'eau...
L’eau ainsi récupérée après traitement en station d'épuration reçoit
un traitement supplémentaire afin d’être utilisée, essentiellement pour des
usages qui ne nécessitent pas une eau potable : irrigation, réalimentation des
nappes phréatiques, utilisations industrielles…
Des traitements complémentaires pour un recyclage de l'eau complet sont
ensuite mis en place, en fonction de la qualité de l’eau que l’on souhaite
obtenir : Un traitement biologique par microfiltration associé à des
méthodes de désinfection par UV ou un traitement par osmose inverse ou
nanofiltration associé à des méthodes de désinfection par UV pour obtenir
des eaux vraiment pures : eau potable, industrie de haute technologie... L'eau ainsi recyclée est toutà fait propre à la consommation.
Les milieux
aquatiques sont souillés par de multiples micropolluants que les stations
d'épuration classiques, conçues pour traiter les matières carbonées,
azotées et phosphorées, n'éliminent qu'imparfaitement. On y trouve,
notamment, des perturbateurs endocriniens, comme des détergents, des
pesticides, des hormones naturelles... On y trouve, aussi, des médicaments
rejetés par les industries pharmaceutiques, les élevages industriels, les
hôpitaux... Ces déchets ne sont, en général, présents qu'à l'état de
traces, en concentration de l'ordre du microgramme ou du nanogramme par litre.
Très inférieure, donc, aux dosages des prescriptions médicales. Mais les
effets de faibles doses absorbées sur une longue période sont inconnus. Tout
aussi inconnues sont les interactions d'une combinaison de molécules associant,
pêle-mêle, antidépresseurs, anticancéreux, anti-inflammatoires,
analgésiques ou hormones... des études font suspecter un lien de
cause à effet entre certains perturbateurs endocriniens et une baisse de la
fertilité masculine. "Même s'il n'y a pas de risque à boire l'eau du
robinet, des mesures de prévention s'imposent, d'autant que la consommation de
médicaments va augmenter avec le vieillissement de la population"... Les
stations d'épuration actuelles associent décantation et traitement biologique
par boues activées. Des procédés plus sophistiqués existent : filtration par
des membranes ultrafines, adsorption sur charbon actif... Les tests montrent
qu'ils réduisent de façon significative les microcontaminations. | |
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